anxiété et foi

  • Structure de l’âme

    L’âme est alors l’ensemble formé par toute forme de conscience, à la fois collectif et individuel, sans distinction ni séparation entre ces deux aspects. La substance portant les consciences est un flux dynamique d’informations et non une entité statique et à la mort ces flux disparaissent avec le corps après s’être déversés dans l’inconscient individuel qui peut ainsi perdurer notamment en jouant le rôle de mémoire de cette âme individuelle, partie d’une mémoire universelle beaucoup plus vaste.

    Quant au subconscient, bien que Jung l’attribue clairement à l’âme comme étant la « partie obscure de l’âme »[1], influencée dans le mauvais sens par une lumière noire, ce qui n’est pas sans rappeler la saga des Star Wars et son « côté obscur de la force ». Il ferait partie de l’âme pendant la vie tout comme la conscience, et constituerait la matière première du processus d’individuation de l’être humain, de son alchimie. C’est conforme aux idées de Platon sur la lutte entre les pulsions et la raison.

    Ainsi l’âme est composée de la conscience ou égo des psychologues, du subconscient, de l’inconscient individuel et de l’inconscient collectif et enfin de l’inconscient spirituel guidé par l’esprit individualisé. C’est la psychologie analytique qui ajoute le concept du « Soi » en désignant en quelque sorte l’ensemble de ces couches de conscience regroupant le conscient et l’inconscient[2]. Il parait intéressant de souligner dans cette définition que c’est le Soi qui préfigure le Moi et non l’inverse.

    Ce qui tend à montrer que c’est bien l’âme qui imprime sa coloration, sa personnalité, dirait-on, à notre conscience et qui s’enrichit de celle-ci. La définition du « Soi » de Jung, complétée par les travaux de V.Franckl, représente la totalité de la personne humaine donc de l’âme, moteur de la transmutation, de l’individuation selon ses propres termes, symbolisée par la « pierre philosophale » issue du processus alchimique de purification et de réintégration de l’être humain, aboutissant au symbole d’Adam avant la chute et selon Jung au Christ lui-même[3].

    L’âme est donc la conscience totale de l’homme, conscience élargie à toutes formes d’inconscient, notamment individuel et collectif. Elle a un caractère double en ce sens qu’elle est individuelle et personnifiée, figurant ainsi la personnalité de l’être humain, mais elle est aussi une partie d’une âme collective, regroupant toutes les âmes individuelles, en quelque sorte l’âme du monde au sens de Platon, comme on le verra plus loin.

    Le schéma précédent résume la structure de l’âme ou conscience élargie telle que définie par la psychologie analytique et son positionnement par rapport à l’esprit et au corps ; mais il ne rend pas compte de la tradition cabaliste et de son interprétation de la Genèse.

    [1] CG Jung – Les racines de la conscience – La nature du psychisme

    [2] Voici ce qu’on peut en lire sur Wikipedia : Carl Gustav Jung utilise le mot Soi pour distinguer une personne au-delà de ce qu’elle en perçoit (cette perception étant le Moi). Ce concept du Soi est utilisé en psychologie et en psychanalyse avec des nuances d’acceptions en fonction des courants de pensée. C’est en particulier un des piliers de la psychologie analytique et de la psychologie sociale :

    « le Soi est la donnée existant a priori dont naît le Moi. Il préforme en quelque sorte le Moi … Le Soi est un concept limite qui regroupe en un même ensemble le conscient et l’inconscient : inconscient personnel et inconscient collectif. Il traduit l’expérience de la totalité, la capacité de représentation de la totalité, autant que le processus psychique qui va dans le sens d’une conscience englobant de plus en plus d’éléments inconscients.

    Le Soi intervient dans le processus d’individuation : il en est le moteur, l’organisateur et, dans une certaine mesure, le but… D’un point de vue topique, le Soi est un ensemble regroupant tous les constituants du psychisme. Il serait donc ainsi synonyme de l’âme. »

    [3] Jung et la croyance religieuse (1956/1957) : “Comme le Christ n’a jamais signifié pour moi plus que je pouvais comprendre de lui et que cette compréhension coïncide avec le savoir empirique que j’ai du Soi, je dois reconnaître que c’est le Soi que j’ai en tête lorsque je m’occupe de l’idée du Christ. Au demeurant, je n’ai pas d’autre accès au Christ que le Soi, et comme je ne connais rien qui soit au-delà du Soi, je m’en tiens à ce concept”.

    … / …

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  • La création de la Femme

    Par ailleurs, comme le prétendent certaines lectures de la kabbale, comme celle de Charles Mopsik, la Genèse serait un récit allégorique du parcours de l’homme jusqu’à son incarnation dans le corps humain, à commencer par le deuxième chapitre qui décrirait la création d’une âme androgyne de l’homme. Cette âme serait ensuite séparée en deux demi-âmes sexuées, en parlant de la création de la femme à partir d’un « côté » de l’homme, et non de la côte.

    Cette séparation serait requise, pour pénétrer le monde de la matière et s’incarner dans un corps animal, symboliquement après la chute. Cette interprétation est séduisante, bien que l’existence d’une âme mère androgyne soit sujette à vérification. En effet, il n’est nulle part question, en dehors de la kabbale, d’un type d’âme qui pourrait être qualifiée de mère, comparée à des demi-âmes filles. Tout au plus, une trace de cette âme mère pourrait-elle être imaginée de manière éphémère dans le récit de la création de l’homme à partir du limon, qui devient alors « âme vivante », avant sa séparation entre homme et femme.

    Charles Mopsik, inspiré par les kabbalistes castillans du moyen âge, affirmait que l’unité humaine mais aussi l’unité avec Dieu sont désignées toutes deux par la « chair une » de la Genèse, car ayant une structure identique, provenant de la réunion de principes masculin et féminin[1]. Cette interprétation très concrète de la kabbale donne un sens au « mariage idéal » des époux et à l’Unité retrouvée qui pourrait correspondre à cette « chair une » comme le suggère cette lecture de la kabbale[2].

    Mais de quelle unité s’agit-il : l’unité avec une épouse ce qui est déjà beaucoup et permet d’être convaincu de trouver en elle l’âme-sœur justement pour reconstituer une âme unique, mais aussi l’unité avec un grand « U » représentant la conscience de la présence de Dieu, du « tout », du monde divin, peut-être l’union spirituelle dont parle saint Augustin, pour participer au monde de l’Esprit.

    C’est pourquoi, selon la lecture de la kabbale de C.Mopsik[3], les époux ayant été gratifiés d’un tel mariage idéal auraient mérité d’avoir des enfants remplis d’intelligence, tous nés pleins d’intelligence et de perfection « puisqu’ils sont nés d’un couple dont l’âme a vu sa plénitude et son unité reconstituées ici-bas ». Dans ce cas, il faut en déduire que la création des demi-âmes sœurs, requises pour s’incarner, se retrouver et se marier « idéalement » dans le monde sensible et intervenue symboliquement avant la chute, était prévue d’avance et que par conséquent la « descente » dans la matière était elle aussi planifiée.

    Cela n’élimine pas pour autant l’idée d’une chute, puisqu’elle était planifiée, mais plutôt celle du caractère accidentel[4] et répréhensible de celle-ci ; et par conséquent du caractère accidentel de la division de l’androgyne en homme et femme[5].

    [1] Charles Mopsik – Le sexe des âmes : Ici, le « un » de la « chair une » est considérée comme l’union de l’homme avec Dieu. Ce que l’on convient d’appeler « union mystique » est tenu comme le secret de l’union charnelle de l’homme et de la femme.

    [2] Charles Mopsik – Le sexe des âmes : L’union mystique, poussée jusqu’à son point le plus extrême, est appréhendée comme une union charnelle avec Dieu… d’une part digne de constituer l’expérience humaine la plus propre à donner un aperçu de l’expérience ultime de l’union avec Dieu, et d’autre part que l’adhésion à la divinité peut être effectivement éprouvée dans la sensibilité… à tel point qu’elle est vécue comme une union charnelle.

    [3] Charles Mopsik – David et Bethsabée.

    [4] C. Mopsik – David et Bethsabée : La division de l’androgyne primitif n’est pas le résultat d’une révolte contre la divinité et elle n’est pas la punition qui la sanctionne.

    [5] C. Mopsik – David et Bethsabée : Ce n’est pas une femme que l’homme épouse, mais sa femme, celle qui est déjà sa moitié depuis le commencement des temps (lisez : dès les six jours de la Genèse, comme dans le Talmud). La question du choix de l’épouse prend une forme plus dramatique quand il s’agit de rien de moins que d’assurer la plénitude et donc le salut de son âme ». « L’homme n’est pas seul ontologiquement, il procède d’un couple, et sa vocation est de reconstituer ce couple ». « Mais son passage en ce monde risque d’être pour lui une rude épreuve de solitude s’il ne s’efforce pas d’agir dans le but de provoquer l’union des aspects masculin et féminin de la réalité divine. »

    … / …

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  • La création de l’Homme

    Le premier chapitre de la Genèse semble être relatif à la création des espèces, et non celle des corps matériels, comme le pensent également les deux éminents érudits que sont saint Augustin[1] pour la tradition chrétienne et Charles Mopsik[2] pour la tradition juive au travers de la kabbale. Il décrit ainsi la création des espèces végétales, animales et en particulier celle de l‘homme, ce que saint Thomas appelait la « forme substantielle » de l’espèce, unique pour tous les individus de l’espèce, dont on imagine qu’elle recèle déjà en puissance les instincts du végétal, qui font éclore toutes les plantes de la même espèce en même temps, et ceux de l’animal, qui donne aux abeilles la connaissance de la direction du soleil. Ce serait peut-être elle qui recèlera la mémoire collective de l’espèce, donc son inconscient collectif.

    Pour l’homme, comme pour les animaux dont la création est relatée dans ce même chapitre, l’espèce humaine, aurait été créé symboliquement au sixième jour. Saint Augustin affirme très nettement que l’homme créé à l’image de Dieu concerne en fait l’intelligence et la raison de l’homme dit « intérieur » et non son corps[3]. Son premier argument est que seul l’homme, parmi les animaux, se tient non pas debout mais droit. Il fait naturellement allusion à la création de l’homme avant la chute et aux pouvoirs ou puissances potentiels qui lui avaient été conférés[4] au niveau de la « forme ».

    Saint Augustin en veut pour preuve le sens allégorique qu’il attribue à la domination de l’homme sur les animaux, qui désigne selon lui la domination de la raison de l’homme sur les appétits de l’âme, communs avec les animaux[5]. Cette hypothèse semble se confirmer d’autant plus que nous ne sommes pas encore au deuxième chapitre où Dieu forma l’homme du limon de la terre et insuffla son souffle pour qu’il devienne une âme vivante ; moment où d’après Charles Mopsik on parle réellement d’âme et pas encore de corps comme l’expliquera le chapitre suivant.

    Alors à ce stade de la Genèse et dans ce cadre, que peuvent donc vouloir dire ces affirmations que « Dieu les créa mâle et femelle » et comme l’exprime saint Augustin « dans quel sens, charnel ou spirituel, doit être entendue cette bénédiction : Croissez et multipliez-vous, engendrez et remplissez la terre ».

    Par la première question de savoir ce que signifie que Dieu les créa « mâle et femelle » dans cet état bien avant la chute, faut-il comprendre une séparation de la population des corps ou des âmes humaines en deux sexes dès cet instant, comme certaines traductions le suggèrent par « Il créa l’homme et la femme » ; ou bien ce verset suggère-t-il plutôt un certain androgynat de l’homme[6] comme le suggère C.Mopsik, bien que celui-ci attribue cet androgynat à une âme origine de l’Homme alors que nous allons voir que cette caractéristique s’appliquerait plutôt à l’homme en tant qu’esprit et en tant que « forme », comme le laisse supposer le sens donné par saint Augustin à la domination de l’homme sur les animaux.

    [1] S. Augustin – Commentaires sur la Genèse (I-XVI) : c’est proprement par son âme que l’homme a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu.

    [2] Charles Mopsik – le sexe des âmes : Les versets du deuxième chapitre de la Genèse [à fortiori du premier] … sont relus comme relatant les étapes du voyage de l’âme.

    [3] S. Augustin – Commentaires sur la Genèse (I-XVI) : s’il est dit que l’homme a été fait à l’image de Dieu, cela s’entend de l’homme intérieur, où est la raison et l’intelligence, qui assurent à l’homme la domination… ce n’est point à raison du corps que l’homme est dit avoir été créé à l’image de Dieu, mais à raison de cette puissance par laquelle il domine tous les animaux. Car toutes les bêtes ont été misés sous son empire, non à cause de la dignité du corps humain; mais à cause de l’intelligence que nous avons et qu’elles n’ont pas… tous les animaux ont une forme naturellement inclinée vers la terre et ne sont point droits comme celui de l’homme. Cette attitude signifie qu’à son tour notre esprit doit être élevé aux choses d’en haut qui font son objet propre, c’est-à-dire aux choses spirituelles et éternelles

    [4] S. Augustin – Commentaires sur la Genèse (I-XVIII) : Il faut ici leur répondre d’abord qu’ils se trompent considérablement, s’ils ne voient l’homme qu’après son péché, quand il a dû subir la condition mortelle de cette vie, et quand il est déchu de la perfection avec laquelle il fût créé à l’image de Dieu

    [5] S. Augustin – Commentaires sur la Genèse (I-XX) : c’est avec vérité qu’on les entend d’une manière spirituelle, en ce sens que nous devons tenir dans la soumission, et dominer par la tempérance et la modestie tous les appétits et tous les mouvements de l’âme

    [6] Charles Mopsik – le sexe des âmes : Une âme humaine est donc substantiellement masculine et féminine à la fois …/… Il n’est d’âme et par conséquent d’être humain au sens plein, que mâle et femelle en même temps

    … / …

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  • Révélations

    Jean Chapas a résumé la doctrine du maître Philippe de Lyon au cours d’un entretien avec Michel de Saint Martin. Constatons tout d’abord la place donnée à l’esprit individualisé, que J.Chapas appelle « lumière divine », ce qui ne laisse aucun doute sur sa nature spirituelle distincte de l’âme. Il l’appelle lui-même esprit pur et lumineux en parlant de la vie donnée par le Père à sa créature.

    En revanche, ce que J.Chapas nomme âme, en particulier dans ce tableau, apparait comme répartie en quatre niveaux, ce qui diffère en apparence des conclusions de la psychologie analytique. Ce qu’il nomme Entité ou âme intellectuelle supérieure angélique semble prête à recevoir les intuitions de la ligne supérieure de l’esprit, et correspondre ainsi à ce que la psychologie analytique a nommé l’Inconscient spirituel. L’âme intellectuelle inférieure humaine est qualifiée quant à elle de centre de l’Amour avec un grand « A », lieu d’expression des valeurs altruistes, et pourrait se confondre avec l’inconscient individuel de Jung.

    L’âme intellectuelle est par ailleurs le concept le plus approchant de la notion d’âme que l’on apprenait dans l’enfance. C’est donc le lieu des sentiments. En revanche, l’association faite par J.Chapas entre l’âme sensitive, donc animale, et le centre de l’intelligence, semble inappropriée, car on ne peut pas dire, à part quelques rares exception comme le cas du chimpanzé, que les animaux soient doués d’intelligence, mais tout au plus une intelligence collective liée à l’espèce.

    Le centre de l’intelligence apparait bien à sa place dans la hiérarchie des composantes de l’âme mais n’est pas à priori un attribut des animaux. Il vaudrait mieux parler de conscience tout simplement pour exprimer la capacité de l’être humain à exercer son intelligence donc à raisonner et de décomposer en deux cette ligne identifiée par Jean Chapas. Le centre de l’intelligence semble recouvrir la conscience qui exerce donc son intelligence pour prendre des décisions.

    Dans ce sens, l’âme sensitive animale est par définition commune à l’homme et l’animal, elle a pour fonction de penser pour analyser les sensations en provenance du corps et à communiquer au même corps des actions à réaliser selon un processus lié à l’espèce pour ce qui est des animaux, et résultant des décisions opérées par la conscience pour l’homme. C’est l’Inconscient collectif, regroupant le modèle des actions lié à l’espèce.

    De même, l’association entre l’âme végétative et le point de jonction des autres composantes semble coller avec la définition la plus répandue de l’âme végétative, à savoir l’ensemble des fonctions automatiques liées à la nutrition et à la reproduction de l’espèce. Ce point de jonction pourrait être considéré comme le subconscient dans la mesure où celui-ci recueille l’ensemble des sensations issues des organes du corps, et transmets les ordres aux mêmes organes comme le définit la psychologie analytique.

    Dans cette analyse, force est de constater que le souffle vital n’a pas sa place dans ce tableau car il est plutôt à considérer comme le reflet de l’esprit dans la matière, récupéré par l’âme végétative pour le maintien de la vie dans le corps physique, et non une composante de l’âme. Ce qui peut être attribué au domaine de l’âme se décompose alors en trois premiers étages : 6, 5, 4 qui semblent recouvrir les trois règnes du végétal, de l’animal et de l’humain, au travers des inconscients collectifs liés à l’espèce. Les deux étages supérieurs : 3 et 2 étant exclusivement réservés à l’homme.

    1

    Esprit individualisé

    Esprit

    Esprit

    Lumière divine : étincelle divine

    2

    Ame spirituelle

    Icst Spirituel

    Ame

    Ame intellectuelle supérieure angélique 

    3

    Ame intellectuelle

    Icst Individuel

    Ame intellectuelle inférieure humaine

    4

    Conscience

    Conscience

    Centre de l’intelligence (intellect)

    5

    Ame sensitive

    Icst Collectif

    Ame sensitive animale –

    6

    Ame végétative

    Subconscient

    Ame végétative : Point de jonction

    7

    Matière et – souffle vital

    Corps

    Corps

    Corps élémentaire physique

    Si l’on essaie de placer les résultats de la psychologie analytique ainsi que les sept chakras dans ce tableau on obtiendrait l’analogie suivante :

     

     

    Chakras

    Fonction

     

    Types psy.

    1

    Esprit individualisé

    Lotus

    Intégration

    Esprit

     

    2

    Ame spirituelle

    Mental

    Adhésion

    Icst Spirituel

    Intuition

    3

    Ame intellectuelle

    Larynx

    Relation

    Icst Individuel

    Sentiment

    4

    Conscience

    Plexus cardiaque

    Raison

    Conscience

    Sujet

    5

    Ame sensitive

    Plexus solaire

    Emotion

    Icst  Collectif

    Pensée

    6

    Ame végétative

    Abdomen

    Sensation

    Subconscient

    Sensation

    7

    Matière souffle vital

    Fondement

    Physique

    Corps

     

    … / …

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  • Immortalité de l’âme

    Si l’âme est faite de matière immuable, elle est donc immortelle par construction, pour employer une expression de mathématicien, n’appartenant pas au monde mortel, ou muable. Platon affirmait aussi dans le Timée que l’âme est immortelle, et que la durée moyenne de la vie de l’être humain a été voulue en rapport avec ses chances d’accomplir sa mission terrestre[1]. La formule utilisée par Platon fait référence à deux concepts : la révolution et le flux ou reflux. La révolution des âmes semble faire référence à un changement entre âme et corps, donc dans l’affectation de l’âme au corps. Platon croyait-il déjà à la réincarnation de l’âme, après tout, en parlant de révolution.

    La notion de flux quant à elle rappelle la théorie scientifique des microtubules, où la conscience est identifiée à un flux de condensats à travers les neurones. Cette formule conduit donc à imaginer l’âme comme une intelligence collective qui par ses innombrables tentacules d’âmes individuelles se nourrit par un flux perpétuel traversant les corps.

    Saint Augustin a consacré spécialement un ouvrage à ce sujet : L’immortalité de l’âme, dans lequel il confirme que lorsque nous raisonnons c’est notre âme qui raisonne. Le raisonnement est une discipline, sorte de logique utilisée pour raisonner[2], logée dans l’âme humaine, immuable comme les disciplines le sont. Le corps dit-il s’oppose à l’âme dans son désir d’avoir des pensées nobles. Il la freine par les pulsions qu’il lui transmet. Il ne l’aime pas, dans le sens qu’il contrarie sa vocation de se consacrer à la raison. Saint Augustin rappelle en cela la même définition que Platon sur le combat entre la raison et les pulsions[3].

    Selon saint Augustin, le raisonnement Est par le fait même qu’il est « quelque part »[4] dans ce qui vit, ce qui rappelle étrangement les conclusions de Bergson sur la séparation entre la conscience et le corps. Inversement, l’âme ne « fonctionne » que lorsqu’elle est incarnée dans une vie. En dehors de la vie, cette âme n’a aucune activité, se contentant de conserver la mémoire de ses activités incarnées.

    C’est la notion de mémoire de l’âme qui est ici suggérée : c’est-à-dire l’idée selon laquelle nos actions sont gravées dans cette mémoire, comme dans la philosophie bouddhiste du Karma qui enseigne que l’âme est immortelle et que la conscience se déverse à la mort dans ce qu’elle appelle les annales akashiques où toute la mémoire de l’humanité est conservée, ce qui correspond parfaitement à la notion d’inconscient collectif des psychologues analytiques.

    Mais cela ne prouve pas forcément la véracité de la réincarnation, ou métempsychose selon les interprétations, bien que celle-ci soit intimement liée à la notion de Karma. La notion d’immortalité de l’âme ne signifie pas non plus réincarnation dans des corps et dans des vies successives, au vu de ce qu’enseigne la doctrine catholique qui nous dit certes que l’âme est immortelle, mais suppose que sa mission est exécutée en une seule vie et qu’elle « attend » en quelque sorte le jugement dernier pour savoir si son comportement a été exemplaire.

    [1] Platon – Timée – « … puis de l’âme immortelle, ils enchaînèrent les révolutions dans ce corps en perpétuel flux et reflux. »

    [2] Saint Augustin – L’immortalité de l’âme – « Tout ce que sait l’âme, elle l’a en elle et la science n’embrasse rien qui n’appartienne à une discipline. »

    [3] Saint Augustin – L’immortalité de l’âme – « Comment le corps pourrait-il donc aimer l’âme dans son effort de saisie intellectuelle ? C’est assez s’il ne l’empêche pas… »

    [4] Saint Augustin – « Voilà exprimé le lien entre l’âme et le raisonnement d’une part et l’intelligence et la science de l’humanité d’autre part. »

    … / …

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  • L’inconscient spirituel

    Certains ont attribué à Jung la découverte d’un inconscient dit spirituel, supposant par ce qualificatif nouveau qu’il se distinguerait de l’inconscient collectif. Mais c’est en fait Victor Frankl qui approfondit cette notion d’inconscient spirituel et qui démontra surtout qu’il ne faisait pas partie de l’inconscient collectif comme l’avait imaginé Jung, mais en était complètement dissocié[1]. Il attribue notamment à ce « niveau de conscience » les facultés et qualités de l’être humain en matière artistique, esthétique, éthique et religieux qui à l’évidence le distingue de l’animal.

    Il constate l’autonomie de l’existence spirituelle, qu’il rapproche des vertus, liée à la notion de responsabilité caractéristique elle aussi de l’être humain par rapport au règne animal. L’homme est distingué par son individualité, par opposition à l’animal qui est collectif, et ce qui le caractérise est en effet d’être responsable, donc d’avoir à prendre des décisions, alors que l’animal n’agit qu’en fonction d’une conscience collective quasi automatique héritée de l’espèce. L’analyse existentielle de V.Frankl met ainsi à l’honneur le terme « existence » pour désigner ce mode d’être que constitue le fait d’être responsable[2].

    L’inconscient spirituel pour V.Frankl se distingue et s’oppose à l’inconscient pulsionnel, donc au subconscient stigmatisé par Freud. C’est être spécifiquement et essentiellement un être humain que de ne pas être déterminé par ses pulsions, mais au contraire « de décider ce que l’on choisira d’être », en fonction des vertus qui s’opposent fondamentalement aux pulsions. En plus d’être responsable, V.Frankl définit l’homme comme étant individué, représenté par une personne psychosomatique et un être spirituel[3].

    Il distingue ainsi le psychisme – tel qu’il le définit et le qualifie comme factice bien que centre du choix – de cet être spirituel qui anime et nourrit le sens de la responsabilité au travers de l’inconscient spirituel. Ainsi, à l’opposé de l’homme, l’animal réagit selon des schémas rigides fixés une fois pour toutes pour tous les individus de l’espèce.

    En constatant que la raison ne peut à elle seule reconnaitre un certain « devoir d’être » individuel se situant au-delà des lois, il lui oppose l’intuition, notamment celle de la conscience morale[4], faisant partie intégrante de cet inconscient spirituel. Il situe aussi dans ce domaine de conscience l’amour et la religiosité, tous deux amenés et suggérés par une autre forme d’intuition, tous deux protégés par la pudeur, dit-il, au plus profond de nous-même[5].

    Cette pudeur est plus forte que cette autre pudeur bien connue relative à notre condition animale touchant à la nudité et au sexe, en témoigne la grande difficulté à prier en commun entre des époux partageant pourtant la même spiritualité. Cette pudeur liée à la religiosité serait-elle une conséquence d’une honte associée à notre condition humaine, symbolisée par la « chute », et stigmatisée par la condition animale et la perte d’une relation privilégiée avec la création, que d’aucuns appellent le paradis perdu.

    V.Frankl définit cet inconscient spirituel comme la religiosité inconsciente, la relation inconsciente et cachée avec un être spirituel que nous appellerons esprit, lui-même caché. Il insiste sur le fait qu’en aucun cas l’inconscient, qu’il soit spirituel ou pulsionnel, ne doit être confondu avec la divinité. Il évacue ainsi les théories erronées type gnosticisme prétendant que Dieu réside en chaque être humain, émises dit-il par des théologiens amateurs.

    Par voie de conséquence il fustige les théories, qu’il attribue à l’occultisme, prétendant que cet inconscient est omniscient. Pour Frankl, cet inconscient spirituel existe indépendamment, du fait même qu’il est matérialisé par des rêves religieux fait par des individus foncièrement irréligieux.

    [1] Michel De Boucaud – Les courants psychopathologiques et psychiatriques – 1975 : V. Frankl développe à partir de son expérience les modalités de l’inconscient spirituel : l’inconscient esthétique, l’inconscient éthique et l’inconscient religieux.

    [2] V.Frankl – Le Dieu inconscient – L’analyse existentielle

    [3] V.Frankl – Le Dieu inconscient – L’inconscient spirituel : la personne A une structure psychosomatique, tandis qu’elle EST un être spirituel.

    [4] V.Frankl – Le Dieu inconscient – Analyse existentielle de la conscience morale

    [5] V.Frankl – Le Dieu inconscient – Analyse existentielle et interprétation des rêves

    … / …

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  • Indépendance de la conscience et du corps

    Toutes les pensées, les actions et les manifestations que nous percevons dans ce monde utilisent une même « technologie » de communication, liée à la conscience. La psychologie, en tant que science traitant de la conscience, apporte un raisonnement rationnel fondé sur l’expérimentation pour chercher à comprendre comment ces expériences se sont produites dans la conscience. La psychologie analytique en particulier, et auparavant les travaux résumés par Henri Bergson dans le livre L’énergie spirituelle, permet notamment de comprendre l’indépendance de la conscience et du corps.

    Une question fondamentale s’est posée aux fondateurs de la psychologie analytique, qui était de savoir si la conscience fait partie intégrante du corps humain, à l’instar de chacune de ses fonctions organiques, ou si elle en constitue une entité séparée. C’est ce que pensait notamment Bergson qui a répondu scientifiquement à cette question à partir d’expériences et de raisonnement rationnels. Il est arrivé à la conclusion que la conscience existe en tant qu’entité distincte du corps, liée au corps mais « rien de plus » comme il disait.

    Bergson prit l’image du manteau accroché au clou du porte manteau[1] ; le clou est le cerveau, qui maintient dans le monde vivant la conscience, représentée par le manteau. Bergson assimila alors la conscience à l’âme ou à l’esprit – il ne faisait au départ pas trop la différence, bien qu’ensuite il précisa ce qu’était pour lui l’esprit[2] – et imagina alors comme possible son immortalité.

    Son œuvre est intéressante vis-à-vis de ces questions car elle démontre par l’expérience, donc scientifiquement, des idées qui ont été jusque-là formulées uniquement comme dogme religieux, faisant donc partie du domaine de la Révélation, proclamée mais jamais expliquée par les religions. La réponse à cette première question est donc scientifiquement prouvée par cet éminent personnage qui disait que « à côté des organes du mouvement et de l’organe du choix, il y a autre chose, il y a le choix lui-même ».

    Ses développements pour distinguer l’organe de son rôle sont essentiels ; ils montrent que la conscience a une existence propre, indépendante du corps : « Les choses se passent bien plutôt comme si le cerveau servait à rappeler le souvenir, et non pas à le conserver ». 


    [1] Bergson – L’énergie spirituelle – « Qu’il y ait solidarité entre l’état de conscience et le cerveau, c’est incontestable. Mais il y a solidarité aussi entre le vêtement et le clou auquel il est accroché, car si l’on arrache le clou, le vêtement tombe. Dira-t-on, pour cela, que la forme du clou dessine la forme du vêtement ou nous permette en aucune façon de la pressentir » 

    [2] Bergson – L’énergie spirituelle :  Visiblement une force travaille devant nous, qui cherche à se libérer de ses entraves et aussi à se dépasser elle-même, à donner d’abord tout ce qu’elle a et ensuite plus qu’elle n’a. Comment définir autrement l’esprit ?

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  • Vision de la Lumière de Gloire

    Lorsque j’avais 22 ans, m’étant endormi rapidement et sans soucis, dans ma chambre d’étudiant à Grenoble, j’allais faire une rencontre dont je me souviendrai toute ma vie. Après un rêve au cours duquel j’avais effectué un grand voyage, je repris conscience, dans la continuité de ce rêve, en ayant notamment la sensation de mon corps allongé, comme on le sent lorsqu’on se réveille le matin, non pas dans mon lit à Grenoble, mais dans le lit de mon ancienne chambre d’étudiant de la rue Elie Vignal à Caluire, où j’avais passé la période la plus critique de ma jeunesse sur le plan des interrogations métaphysiques.

    L’essentiel de ce récit a été écrit immédiatement après cet évènement, dont j’avais vite compris l’importance et le caractère exceptionnel. Quand je me remémore la scène, je ne peux m’empêcher de repenser à une époque antérieure de ma vie d’étudiant où j’étais dans un état morose, de détresse spirituelle comme le dirait Carl Gustav Jung, me posant plein de questions sur le pourquoi de mon existence. Un certain jour de cette époque, j’étais assis sur ce même lit et regardais le balcon par la fenêtre. Je voyais d’abord la fenêtre, une grande baie vitrée des années 70 avec ses grandes traverses métalliques, et le balcon qui était derrière.

    Puis je regardais le ciel, car cette baie donnait sur une belle vue de la ville de Lyon. Et je pensais à cet instant que j’étais en quelque sorte prisonnier derrière les barreaux d’une prison que figuraient les traverses métalliques de la fenêtre et qu’au-delà il y avait la splendeur de la création, presque à ma portée, mais inatteignable à cause des barreaux. Cette impression me laissait tellement triste que je décidais aussitôt de dessiner cette vue, ce que je fis très grossièrement sur la première feuille de papier qui me vint sous la main. Je conserve encore ce dessin, au vu de ce qui s’est passé quelques mois plus tard et que je traduis maintenant.

    Après ce rêve qui me transporta dans cette même chambre, au tout début de ma reprise de conscience, je vois un être éthéré, transparent et lumineux, qui arrive de ma gauche et qui me prends par le bras, pour m’emmener vers un coin de ma chambre, proche de la fenêtre, donnant directement sur le balcon. Il tire un paravent de façon que nous ne puissions pas être vus de l’intérieur de la chambre, par des personnes étrangères, bien qu’il n’y eût personne cette nuit-là dans ma chambre.

    Dans ce coin, je sens déjà une présence à l’extérieur et il m’est impossible de faire autrement que de regarder au dehors où je peux voir, le temps d’un éclair, un personnage devant moi et deux autres plus loin derrière en arrière-plan comme flottant dans les airs. Tous ces personnages sont transparents, lumineux, et brillent d’une lumière irréelle. Mais le personnage central de cette rencontre est de loin le plus lumineux, entouré à la différence des autres d’un halo lumineux.

    Une des premières pensées qui me vient à l’esprit pendant ce temps est que ce personnage est un mystique, tel qu’on se le représente généralement avec une grande robe blanche et des cheveux épars et une barbe. Cette vision me fait penser au Christ, bien qu’à cette époque je me méfie des images mentales, qui pourraient être simplement le fruit de mon imagination, et en particulier de celle-ci, considérant l’analogie avec le personnage de Jésus superstar, comédie musicale en vogue à cette époque dans les médias. Mais j’avoue que j’y pense à cet instant et que je n’ose pas imaginer que ce personnage put vraiment être le Christ en personne, pour les raisons que je viens de citer.

    Il se dégage de lui une lumière très intense, presque insupportable, que je n’ai même pas le temps de contempler car un faisceau de lumière extraordinairement intense, d’un diamètre d’environ une vingtaine de centimètres, jaillit de sa poitrine en ma direction, formant ainsi une sorte de pont lumineux entre nous. Le temps d’un éclair, les évènements se précipitent à une allure vertigineuse, que je ne contrôle pas. Mon regard se dirige petit à petit vers celui de ce mystérieux personnage et soudain, confondu de stupeur, emporté par un élan prodigieux que je ne peux contrôler, au moment où nos yeux se rencontrent, ce faisceau lumineux me transperce et m’envahit complètement.

    Je ressens alors comme une décharge électrique d’une formidable intensité qui n’a rien de comparable avec une décharge de 220 volts et qui se transforme bientôt en une secousse de tout mon corps qui se raidit sous le choc et s’arque boute. La réaction ne tarde pas : me voilà en train d’inspirer fortement d’un mouvement réflexe, où plutôt crié-je sans m’en rendre compte. Inutile de dire que cela me fait très très mal ; c’est à mettre parmi les grandes douleurs ressenties au cours de ma vie, qui se comptent sur les doigts de la main : les coliques néphrétiques, l’arrêt de la circulation du sang dans les membres supérieurs pendant mon sommeil, et la plus récente et la plus horrible : la névralgie du bras.

    Une première pensée me vient à l’esprit, j’ai effectivement l’occasion de penser à une vitesse vertigineuse en si peu de temps, est de constater que je suis réveillé, que je ressens parfaitement cette douleur atroce, et que par conséquent j’ai quitté complètement le rêve qui m’a amené jusqu’ici. Cette douleur est là pour me rappeler s’il le fallait que je suis bien conscient. A cet instant, allongé sur mon lit de Caluire, alors que je suis physiquement à Grenoble, je constate que ma conscience est entièrement aspirée dans celle de l’être qui est devant moi et que je commence à considérer comme un maitre sans savoir qui il est, d’où il vient ni ce qu’il me veut.

    Ma conscience n’est plus dans mon corps, je suis littéralement à la place de ce personnage, dans son propre corps, ressentant une sensation de communion profonde comme si nous formions un seul corps et une seule conscience. Je me souviens de cet instant où mon corps est étendu sur le lit dans la chambre. C’est plus qu’une communion, c’est une fusion de ma conscience dans la sienne, pendant laquelle la douleur ressentie lors du choc s’efface car je ne ressens plus l’existence de mon corps.

    Pendant cette communion intense, je pense être le sujet d’une formidable initiation, dont je ne soupçonnais même pas l’existence, mais qui aurait pour but de me demander en contrepartie un engagement important dans ma vie, à la mesure de l’évènement. Un sentiment de lâcheté m’envahit alors que je n’ose pas me promettre d’avoir par la suite un tel comportement vertueux, puis se change progressivement en une détermination de plus en plus forte d’adopter une attitude constructive vis-à-vis de cet engagement.

    Cette communion si délicieuse m’a fait oublier le choc que j’ai ressenti au début, et mon corps est cependant toujours le siège de cette douleur intense, quasiment insupportable, concentrée dans le ventre, à priori au niveau du plexus solaire. J’ai envie de crier, de faire toute chose possible pour sortir de cet état. Cette douleur, qui avait disparu totalement au moment de la fusion de ma conscience dans celle de ce personnage, est toujours aussi présente et intense qu’au début, et se transforme graduellement en peur tout aussi intense alors que je « reviens sur terre ».

    Je cherche maintenant une présence quelconque dans ma chambre de Grenoble, me cache sous les draps par peur justement d’une telle présence. Je n’ose plus rien faire : ni me rendormir, ni garder les yeux ouverts, ni éclairer la lumière. Je réussis finalement à me lever, à éclairer la lumière et à m’asseoir à mon bureau pour écrire ce récit que vous êtes en train de lire, ce qui me permet de retracer avec précision la réalité de cet évènement merveilleux que j’ai vécu cette nuit-là en conscience.

    … etc …

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *